Unicef Luxembourg

unissons-nous pour les enfants

A l’approche de la Journée internationale de la lutte contre les mutilations génitales féminines (6 février), UNICEF-Luxembourg continue sa campagne « Stoppt d’Beschneidung vu Meedercher ! » (Arrêtez l’excision des filles !), qui mise aussi bien sur la prévention que sur les soins pour les victimes de cette pratique cruelle, parfois même mortelle, en Ethiopie. 
 
Près de 62% des filles et des femmes éthiopiennes entre 15 et 19 ans sont excisées. 
L’excision féminine est une tradition extrêmement cruelle et dangereuse pour la vie et la santé d’une fille et cause des souffrances physiques et psychiques très douloureuses et dans la majorité des cas irréversibles. Les conséquences sont terribles : Souvent, sans anesthésie et dans des conditions peu hygiéniques, l’excision entraîne des infections qui peuvent causer des affectations chroniques ou même la mort. 
 
Même si les filles survivent à cette tradition cruelle, elles sont marquées à vie. 
 

La situation actuelle : Un collectif de traditions très ancré règle le quotidien

Considéré comme un des berceaux de l’humanité, l'Ethiopie est riche en vieilles coutumes et traditions, très répandues parmi les différents groupes ethniques, religieux et sociaux. Profondément enracinées dans un collectif de croyances, de valeurs et de comportements sociaux et culturels, ces traditions – peu importe si elles sont bénéfiques ou malsaines – règlent le quotidien et la cohabitation de chacun dans la communauté.
 
Dans ce collectif, l’excision féminine est aussi considérée comme une étape nécessaire pour que les filles puissent faire un « bon » mariage – souvent essentiel pour leur acceptation sociale et leur protection économique. Si les familles ne répondent pas à cette attente, leur fille risquera d’être exclue de la société. Dans cette optique, l’excision est perçue comme le meilleur choix pour lui assurer un bon futur.
 
Cette pratique nocive expose une fille à de graves préjudices pour la santé, en la privant de ses droits à un développement en toute santé mentale et physique.
 

La mutilation génitale féminine : de quoi s’agit-il ?

La mutilation génitale féminine désigne l'ablation totale ou partielle des organes génitaux féminins externes. La pratique du type le plus extrême de l’excision féminine – l’infibulation pharaonique –consiste en l’ablation totale du clitoris et des petites lèvres, ainsi que de la surface interne des grandes lèvres, la vulve étant alors cousue pour ne laisser qu’une étroite ouverture vaginale.
 

Un partenariat luxembourgeois pour soutenir l’Ethiopie 

A côté de son engagement au niveau mondial, UNICEF-Luxembourg soutient depuis 2015 un projet spécifique en Ethiopie qui entend mettre fin à la mutilation génitale féminine en Ethiopie d’ici 2025. Ce projet est réalisé avec le soutien de la Fondation Espoir, abritée sous l’égide de la Fondation de Luxembourg.
 
Le partenariat est désormais entré dans une étape importante. Grâce au soutien du public luxembourgeois, l’hôpital d’Ayssaita, qui desservit plus de 90.000 habitants des communautés pastorales, a pu embaucher un gynécologue et former cinq agents de santé sur les troubles liés à l’excision féminine.
 
Avec cette nouvelle unité gynécologique, spécialisée dans la reconstruction des organes génitaux, l’hôpital, équipé de 10 lits, peut déjà améliorer chaque mois la qualité de vie de 200 femmes excisées.
 

Comment aider ?

Les activités des équipes UNICEF à non seulement abolir cette tradition cruelle, mais à également améliorer durablement le bien-être physique et psychologique des filles et femmes excisées, peuvent être soutenues par un don (déductible des impôts) : 
 
Sur le compte CCPL d’UNICEF-Luxembourg
IBAN LU71 1111 2144 2050 0000 avec la mention « Stop FGM »
 
Sur notre site web www.unicef.lu/fgm
 

Contact

UNICEF-Luxembourg
Paul Heber, Responsible de la Communication
Tél. : 44 87 15
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